Maternité
La venue au monde de mon fils … un moment que je partage avec vous et qui écrit sur ce blog me permettra de me re-mémorer cette grande journée quand je serais nostalgique de mon petit bébé qui va grandir sûrement trop vite.

Aujourd’hui, on est le 1er Août. Le mois où je vais enfin rencontrer mon fils, allez plus que 10 jours et il sera dans mes bras. Voilà ce que je me suis dis ce soir là en me couchant. Je passe un début de nuit assez difficile comme depuis des semaines à cause de ma sciatique. Je trouve enfin le sommeil, mais quelques heures à peine je suis réveillée par des contractions. Je ne sais pas réellement si le travail est en train de commencer ou si c’est une fausse alerte. Je décide donc de laisser mon copain dormir et d’attendre d’être plus sûre de moi. Je suis prête pour étudier les contractions, le chronomètre dans la main et dans l’autre mon téléphone avec mon jeu Pokemon Go, qui me permet de penser à autre chose (une geek reste une geek peut importe la situation ah ah).

Deux heures plus tard, je réveil le futur papa, parce que oui c’est aujourd’hui que nos vies va changer. Je viens de perdre les eaux et les contractions sont toujours présentes. « Réveil toi mon amour, il faut qu’on aille à la maternité », j’ai tenté de prendre ma voix la plus douce, mais ça ne l’a pas empêcher de se réveiller en sursautant.

Après examen, on m’annonce que le col n’est pas du tout ouvert et qu’il va falloir que je sois patiente. Les contractions sont de plus en plus douloureuses et je suis déjà fatiguée. Je m’inquiète pour la suite, j’espère que les choses vont avancer vite et que j’aurais assez de force pour pousser. Il est maintenant 9 heures du matin, 3 heures après mon premier examen, mon col n’est toujours pas ouvert. Je demande un calmant aux infirmières afin de pouvoir me reposer un peu mais surtout d’arrêter de souffrir.  Quelques minutes après, l’une d’elles me fait une piqure dans les fesses (entre nous j’aurais préféré un petit comprimé à boire avec un verre d’eau, mais bon Manon ce n’est pas un mal de tête que tu as, alors tu choisis pas … ah ah).

Cela fait effet, je ressens beaucoup moins les contractions et je peux enfin m’assoupir .. Bon en réalité, je suis tombée dans un sommeil vraiment profond jusqu’à 13 heures. Je crois que mon corps en avait vraiment besoin. J’ai tenté de demander des piqûres en rab pour la maison mais en vain ah ah.

Pendant mon sommeil, mon corps à bien travaillé, le col est désormais ouvert à 3 doigts. Le personnel médical peut alors me mettre la péridurale. Honnêtement c’est une étape que j’appréhendais beaucoup, mais tout c’est bien passé. Les heures défilent assez lentement, je prends enfin le temps de donner des nouvelles à toute ma famille, jusqu’à présent c’était mon copain qui était chargé de tenir ma famille et mes amies proches au courant. Ca me fait beaucoup de bien d’avoir Sarah au téléphone, elle tente de me divertir et de me faire rire pendant les quelques minutes de mon appel.

Il est maintenant 22h, le travail commence. Finit le repos, il est temps de travailler un peu en équipe avec Enaël. Je demande à accoucher sur le coté, ne supportant pas être sur le dos depuis ma grossesse. Erreur, 25 minutes à pousser, en vain, Enaël ne descend pas, je suis épuisée d’avoir travaillé de cette manière. La sage femme m’annonce que je vais devoir me mettre sur le dos pour accoucher, qu’il faut que j’essaye de surmonter la douleur que la position me donne. Je pousse pendant vingt minutes, le haut du ventre me fait terriblement mal, et la péridurale ne calme pas cette douleur qui est beaucoup trop haute.

La sage femme et mon copain m’encouragent très régulièrement en me répétant que je fais du bon travail, qu’il faut que je continue etc…de belles paroles alors que moi intérieurement je suis en train de rager et j’ai qu’une envie c’est de leur crier : « Taisez-vous (en vrai c’était fermez-la, mais pour le blog « Taisez-vous » c’est plus acceptable ah ah), c’est faux sinon il serait déjà sorti sinon. » Je suis fière de mon self control à ce moment là, ces paroles sont restées dans ma tête ah ah !

Après de longues minutes à continuer de pousser, ça y’est Enaël pointe enfin le bout de son nez (je vous rassure, les bras, les fesses, les jambes tout à suivi après le bout de son nez ah ah), il est 22h47. La sage femme le pose sur moi, et je peux enfin le toucher, le sentir et l’admirer. Ce sont les premières minutes avec mon fils. Des minutes très bruyantes car il ne cesse de pleurer. La sage femme le reprend afin de voir ce qu’il ne va pas et faire le nécessaire. Il a de la température et moi aussi, un joli 39. Je suis épuisée et je ne me sens pas bien du tout. Le papa prends la relève et fait un peu plus connaissance avec son fils lors d’un peau à peau, il lui donne également le premier biberon. Pendant ce temps là, la sage femme m’annonce que je n’ai pas été coupée ni déchirée (autant vous dire que c’était la deuxième grosse bonne nouvelle de la journée ah ah). Je sais du coup que je me remettrais assez facilement de cet accouchement.

On rentre enfin dans notre chambre, il est 3 heures du matin, tout le monde va bien. Les températures commencent à descendre et nous avons tous qu’une envie c’est de dormir et de commencer notre nouvelle vie à trois mais après une petite nuit de 3-4 heures s’il te plait Enaël ah ah.

 

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